Les Ateliers de la Protection Sociale

Dialogue social : 4 regles d’or pour parvenir à un accord collectif

Posté le 27 janvier 2015

Lorsqu’on intervient sur la protection sociale des salariés, le maître mot est « dialogue social ». Même si l’accord collectif d’entreprise, stricto sensu, n’est pas une obligation , les équipes de Gerep se sont fait une spécialité et un devoir d’emporter l’adhésion des salariés. « La négociation d’un contrat collectif de prévoyance est même une occasion idéale d’apaiser et enrichir le dialogue social au sein de l’entreprise », soutient Guy Jullien, associé chez Gerep. À condition de gagner et conserver un statut d’expert incontestable. Voici quelques conseils pour y parvenir.

Dialogue social : 4 regles d’or pour parvenir à un accord collectif

1- Avoir un souci de pédagogie

 

C’est un passage obligé pour démontrer sa crédibilité d’expert ! Pour créer un débat constructif, il faut générer de l’intérêt pour le sujet et permettre à ses interlocuteurs d’acquérir les compétences nécessaires. « Généralement, nous proposons de créer une commission spécifique à laquelle nous donnons les clés de compréhension des problématiques liées à la prévoyance et à la santé, afin de pouvoir construire les réponses ensemble », détaille Guy Jullien.  

 

2- Garder sa neutralité mais rester à la manœuvre

 

Dans la négociation paritaire, le courtier doit  garantir l’image d’un expert indépendant… choisi, certes, par le dirigeant. « Il faut surtout rester extérieur aux débats qui pourraient polluer la discussion, et défendre les intérêts des deux parties, rappelle Guy Jullien. C’est cette triangulation du débat qui évite l’affrontement. » Mais être neutre n’empêche pas d’émettre des avis et de diriger le dialogue pour trouver des solutions à l’intérieur d’un cadre et d’un budget fixés au préalable avec le dirigeant.

 

3- Tenir un langage de vérité

 

Ne pas tricher, ne pas mentir, ne pas tronquer la réalité : voilà des règles incontournables qui évitent bien des conflits dans une relation à long terme. Et pourtant, ce n’est pas toujours simple. Quelle solution proposer à un client qui trouve que sa mutuelle est trop chère ? « Les frais de santé ne cessent d’augmenter et la sécu tend à transférer le poids de certaines dépenses aux complémentaires santé, souligne Guy Jullien. Dans ces conditions, promettre des baisses de tarifs à prestation égale, c’est tout simplementun déni de réalité » 

 

4- Apporter des réponses sur-mesure et consensuelles

 

Être compétent, c’est bien la moindre des choses pour un expert. Cette compétence se matérialise quand il s’agit de modérer les garanties pour éviter de  laisser déraper les dépenses de mutuelle. « Baisser une garantie, c’est tabou, affirme Guy Jullien. Notre rôle d’expert consiste à analyser celles qui peuvent être modifiées sans léser les salariés. Par exemple : la prise en charge des consultations auprès des spécialistes. Si, abaisser la base de remboursement de 70 € à 60 € ne concerne que 10 % des salariés, c’est une option qui peut être envisagée. Autre exemple : la rente viagère de conjoint, une garantie qui pèse lourdement sur la cotisation et qui ne correspond plus forcément à une priorité pour des salariés dont les conjoints majoritairement travaillent. » 

C’est à ces quatre conditions qu’un tiers, un expert, obtient la crédibilité et la légitimité nécessaires pour être un « facilitateur »  du dialogue social dans l’entreprise.  Un rôle complexe mais essentiel, que l’Etat a toutes les peines du monde à jouer à l’échelon national. Pour preuve : le récent échec des négociations, entre patronat et syndicats, dont le sujet était… le dialogue social.

ORIENTER MES CLIENTS VERS UN COURTIER, CELA RELEVE TOUT NATURELLEMENT DU DEVOIR DE CONSEIL

Posté le 13 janvier 2015

Cedric Osouf, expert-comptable et commissaire aux comptes au sein du cabinet Euclide Expertise dresse les contours du partenariat qui l’unit à Gerep pour le plus grand bénéfice de ses clients. 

ORIENTER MES CLIENTS VERS UN COURTIER, CELA RELEVE TOUT NATURELLEMENT DU DEVOIR DE CONSEIL

Vous travaillez régulièrement en partenariat avec Gerep. Pouvez-vous nous expliquer votre démarche ?

 
En tant qu’expert comptable, je suis chargé d’accompagner mes clients principalement sur quatre thèmes : la comptabilité, la fiscalité, le social et le juridique. La partie sociale recouvre essentiellement la gestion des bulletins de salaires et les relations auprès des organismes sociaux. Mais, les clients peuvent être amenés à me questionner sur l’opportunité de mettre en place une complémentaire santé, une prévoyance, ou sur  la protection sociale du dirigeant. Gerep est un acteur privilégié pour aider et accompagner le client sur  ces aspects.
 

Quelle valeur ajoutée les courtiers apportent-ils à vos clients ?

 
Le droit social français est très complexe et nécessite une vieille au quotidien. Au sein de notre cabinet, nous avons trois personnes qui travaillent à plein temps sur le sujet. Cela nous permet de conseiller au mieux notre clientèle et de l’orienter, selon la problématique rencontrée, vers d’autres acteurs tels que le courtier en assurance.  

Charge à lui d’établir un diagnostic et proposer des produits spécifiques et adaptés en fonction de la demande du client. Par exemple, un client m’a sollicité pour l’aider à choisir entre les contrats Loi Madelin et le PERP. Après quelques explications sur les tenants et aboutissants  de ces produits, je lui ai vivement conseillé de s’entretenir avec Gerep afin de bien appréhender les opportunités de chaque dispositif au regard de sa situation personnelle et patrimoniale. Nous sommes comme les médecins généralistes : pour les cas spécifiques, notre expertise consiste à orienter nos clients vers les bons spécialistes.

Quels sont les avantages du courtier par rapport aux autres offres ?

 
Gerep n’est pas lié à une compagnie d’assurance et peut donc faire jouer la concurrence. De plus, il est, souvent spécialisé dans des produits complexes. Il peut ainsi avoir un discours précis et sécurisant auprès du client. Avec Gerep,  toutes les conditions sont réunies pour créer une relation privilégiée sur le long terme.
 

Pourquoi certains experts comptables ne souhaitent-ils pas travailler avec des courtiers ?

 
Très sincèrement j’en suis le premier surpris. 

Notre métier est tellement vaste qu’il me paraît indispensable de coopérer avec d’autres professionnels comme les notaires, les avocats, les courtiers. De même que pour des problèmes de fiscalité complexes, nous renvoyons nos clients vers un avocat fiscaliste, nous n’hésitons pas à mettre nos clients en relation avec des courtiers en assurance lorsqu’il s’agit de couvrir le dirigeant ou ses salariés contre certains risques. Cela relève tout naturellement du devoir de conseil.