Les Ateliers de la Protection Sociale

Asinta 2015 : les courtiers se mettent à l’heure du numérique

Posté le 29 juin 2015

Cette année, les 18 et 19 juin, c’est à Paris que se sont réunis les membres du réseau Asinta. Cette association internationale regroupe une cinquantaine de courtiers spécialistes des « employee benefits » (protection sociale / avantages sociaux), présents dans 55 pays. Au menu du rendez-vous 2015 : la relation client au cœur des nouvelles technologies.

Asinta 2015 : les courtiers se mettent à l’heure du numérique

 

Courtiers et médecins dans le même bain digital

 

Uwe Diegel, CEO de iHealth, a proposé une mise en perspective étonnante entre la médecine et les métiers du courtage. Le mouvement de transformation digitale de la société modifie le comportement des consommateurs. Internet et les réseaux sociaux, permettent à chacun de s’informer, d’échanger, et de mettre en doute les affirmations des spécialistes. Les médecins, tout comme les courtiers, n’échappent pas à cette évolution, même si, bien évidemment, la confiance et le contact humain restent le socle de la relation avec leurs interlocuteurs. Comment anticiper cette tendance, s’y adapter et surtout comment combiner relation humaine et relation digitale ? C’est le thème du débat qui s’est enclenché spontanément avec les participants.

 

Partages d’expérience fructueux entre membres du réseau Asinta

 

L’internaute est impatient. C’est l’accès immédiat à l’information qui constitue, sans doute, le premier défi à relever. Alliant, un courtier américain, a développé une plateforme web à destination de ses clients, de façon à ce qu’ils retrouvent par eux-mêmes et sans délai toutes les informations sur leurs contrats, leurs données… Une bonne façon d’offrir à ses clients plus de services, plus vite, tout en réservant le temps d’échange avec les conseillers à des sujets à plus forte valeur ajoutée.

Le représentant de Punter Southall, une entreprise anglaise d’actuariat, a plutôt insisté sur les opportunités d’innovation induites par les nouvelles technologies. Promoteur de son propre produit d’assurance, Punter Southall propose une réduction significative des cotisations aux entreprises dont les salariés, équipés d’un tracker d’activité connecté, font plus de 10.000 pas par jour !

 

Echanges interculturels autour de la prévention santé

 

Le rassemblement des membres d’Asinta est également l’occasion de prendre de la hauteur sur son métier et de découvrir les spécificités culturelles et réglementaires des autres pays. La présentation de la nouvelle offre GPS Gerep Prévention Santé – a ainsi été axée sur les adaptations, typiquement françaises, apportées à un outil d’assistance aux salariés, qui est déjà courant aux Etats-Unis. La réticence des salariés français à se faire accompagner ou le besoin impérieux du management d’évaluer le dispositif ont beaucoup étonné outre-Atlantique. Rendez-vous est donc pris pour le bilan de la nouvelle offre de prévention santé de Gerep, un an après son lancement, à l’occasion du prochain rassemblement Asinta qui se tiendra à New York en 2016.

HR Speaks 2015 : le well being a l’honneur chez General Electric

Posté le 19 juin 2015

Pour le lancement de son offre GPS (Gerep Prévention Santé), Gerep a invité le docteur Dan Bensadoun, Directeur médical EMEA (Europe Moyen-Orient, Afrique) chez General Electric à partager, lors des HR Speaks 2015, son expérience et sa vision de  la prévention santé. Un plaidoyer sincère et avisé en faveur du développement des stratégies de global wellness en entreprise.

HR Speaks 2015 : le well being a l’honneur chez General Electric
 

Pourquoi votre groupe, General Electric, a-t-il décidé d’accorder autant d’importance à la santé de ses salariés ?

 

Aux Etats-Unis, l’employeur est responsable de la santé de ses salariés. Il joue, en quelque sorte, le rôle d’une caisse d’assurance maladie. Par conséquent, il a un intérêt financier évident à mener des campagnes de prévention sur le thème de la santé. Les premières mesures, regroupées dans le programme  « know your numbers - 0 – 5 -10 – 25 »,  ciblaient les maladies cardio-vasculaires, le cancer et l’obésité. Il s’agissait d’éduquer à la santé, ou même d’inculquer une culture de la santé : 0 tabac,  une alimentation saine avec 5 fruits et légumes par jour, le développement de l’activité physique avec l’objectif de 10.000 pas par jour, et conséquence de tout cela : un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 25. 

 

Quels ont été les points clés de la réussite de votre démarche d’éducation à la santé ?

 

L’élément essentiel a été l’implication du management. Quand c’est le Vice-président de General Electric qui fait la promotion d’un programme de well-being, tout le monde suit. Ce qui est vrai au niveau du groupe l’est également au niveau des sites. C’est pourquoi nous avons mis sur pied Health Ahead, un programme d’émulation qui vise à soumettre les actions en matière de prévention santé et bien-être des salariés à des critères d’évaluation de performance. Le programme comporte, en effet, un système de certification des sites, en fonction d’un framework, une sorte de guide de bonne conduite construit autour de huit thèmes : les actions de prévention et d’éducation, la nutrition, l’activité physique, la gestion du stress, la lutte contre le tabac et les addictions, l’analyse de l’absentéisme, la sécurité, et la création de comités pour gérer chaque objectif. 

 

General Electric est un groupe international présent aux quatre coins du monde dans des pays aux systèmes de santé et aux cultures très différents. Cette diversité des situations ne complique-t-elle pas la mise en pratique de ce programme ?

 

Premièrement, les bénéfices de ce programme sont bien concrets quel que soit le pays : moins de stress, moins d’absentéisme, moins d’accidents, moins de turnover… De plus, des études ont prouvé qu’il existe un lien entre le bien-être et l’implication des salariés. À notre échelle, nous constatons une correspondance entre le niveau d’engagement des sites dans le programme et leur performance économique. Les managers l’ont bien compris. 

Ensuite, le programme demeure souple. Chaque site crée son propre modèle à partir d’une base commune. Par exemple, j’ai audité un site à Zürich qui était très en pointe, sur le thème de la santé, et notamment de l’activité physique : ils avaient une salle de sport, organisaient des sorties ski l’hiver, venaient à vélo au travail… Le programme a permis de donner de la cohérence aux initiatives qu’ils portaient déjà spontanément. Situation très différente en Hongrie, où un site a engagé d’énormes changements en matière d’alimentation, en introduisant plus de légumes et une limitation des calories dans les menus de la cantine. Un choc culturel… qui a pourtant été très bien accepté grâce aux explications et aux actions d’éducation qui ont accompagné ce changement.

Complémentaire santé obligatoire : 5 erreurs à ne pas faire

Posté le 09 juin 2015

L’entrée en vigueur des réformes en matière de contrats responsables et de complémentaire santé obligatoire (panier de soins ANI) bouscule les habitudes des employeurs. Mais ne pas se mettre en conformité avec les nouvelles règles, c’est tout simplement risquer de voir son contrat collectif retoqué par l’Urssaf. Avec des conséquences très coûteuses : taxe sur les conventions d’assurance (TSCA) à 14 % au lieu de 7 %, et cotisations patronales à la mutuelle des salariés traitées comme des avantages en nature, c’est-à-dire soumises à charges sociales Voici quelques conseils pour éviter de vous retrouver dans le collimateur dans le viseur de l’Urssaf.

Complémentaire santé obligatoire : 5 erreurs à ne pas faire

 

1 – N’oubliez pas de mettre en conformité votre contrat 

 

Tous les assureurs vont se mettre à la page et modifier leurs offres. On peut même imaginer qu’ils vont alerter leurs clients. Pour autant, rien n’oblige l’entreprise à revoir à la baisse les garanties de ses contrats en cours. De sorte que la mise en conformité des contrats n’a rien d’automatique. Par exemple, si votre contrat prévoit un niveau de remboursement des montures à 180 € par an et que vous souhaitez conserver cette garantie, vous devenez non conforme

 

2- N’omettez aucune mention dans la décision unilatérale sous peine de nullité

 

Nombre d’entreprises vont souscrire un contrat à minima pour répondre à la nouvelle réglementation. La plupart des PME vont adopter la procédure de décision unilatérale de l’employeur. Mais attention de ne pas oublier des mentions indispensables lors de la rédaction de ce document qui donnera le top départ du nouveau régime. Par exemple, si la participation de l’employeur n’est pas précisée, cette décision ne vaudra rien !

 

3- Avez-vous pensé à tous les cas de dispense ?

 

La complémentaire santé obligatoire ne le sera pas pour tout le monde. Certains cas de dispense sont prévus par la loi : les salariés en CDD, ou ceux dont le conjoint est couvert par une mutuelle, par exemple, pourront se soustraire à cette obligation. À condition que cette faculté soit expressément mentionnée dans la décision unilatérale. À défaut, imaginons un DRH compréhensif, qui dirait à son salarié : « on ne va pas vous obliger à cotiser pour rien alors que votre conjoint vous couvre ! » Il se retrouverait tout bonnement passible d’un sévère redressement.

 

4- Conservez les preuves que les salariés ont été informés !

 

Dans le cadre de la décision unilatérale, les employeurs doivent impérativement conserver la preuve qu’ils ont transmis aux salariés toutes les informations nécessaires lors de la mise en place du contrat. Il peut s’agir d’une simple liste d’émargement ou d’accusés de réception mail nominatifs qui pourront vous être réclamés en cas de contrôle. 

 

5- Ne vous laissez pas piéger par la période transitoire !

 

Les entreprises qui étaient dotées d’un contrat responsable, ancienne génération, signé avant le 19 novembre 2014, bénéficient, pour se mettre en conformité, d’une période transitoire jusqu’au 1er janvier 2018. Ils peuvent garder leur niveau de garantie pendant encore deux ans. Mais, attention ! Pour bénéficier de cette faveur, il ne faut plus toucher un seul cheveu du contrat sous peine de mettre fin brutalement à la transition.

Un seul mot résume ces cinq conseils : la vigilance. Tandis que la date butoir approche, de nombreuses entreprises trainent les pieds attendent le dernier moment pour se doter d’une complémentaire santé, désormais obligatoire. Plutôt que de céder à la simplicité illusoire de formules « clef en main », mieux vaut sans aucun doute s’appuyer sur l’accompagnement d’un spécialiste pour gagner vraiment du temps dans la mise en place de vos contrats