La gestion des remboursements dans le cadre des contrats  de complémentaire santé sont, en moyenne, automatisés à hauteur de 92% des flux. Seuls 8% des dossiers demandent une intervention plus spécifique avec, par exemple, le tiers payant sur l’optique et l’hospitalisation, ou le remboursement des médecines douces… Mais dans certains cas, la gestion santé exige avant tout 100% d’écoute, de créativité et d’ingénierie informatique. Le cas de la Compagnie des Alpes illustre à merveille la capacité d’adaptation et d’innovation parfois nécessaire dans cette activité, ignorée des employeurs tant que les problèmes de remboursement des salariés ne viennent pas contrarier le service des ressources humaines.

Complémentaire santé : le cas des saisonniers avec la Compagnie des Alpes

Contexte : la Compagnie des Alpes, un géant du monde des loisirs

La Compagnie des Alpes accueille chaque année 22 millions de visiteurs dans onze domaines skiables et treize parcs de loisirs. Elle gère, au travers de ses filiales, des sites tels que les stations de ski de La Plagne, Les Arcs, Les 2 Alpes… ou le Parc Astérix et le Musée Grévin. Pour ce faire, elle emploie l’équivalent de 4923 temps pleins constitués pour une large part de travailleurs saisonniers. Certains d’entre eux reviennent chaque année pour une nouvelle saison. D’autres font un simple passage en CDD de quelques semaines à quelques mois. 

Le problème : les saisonniers, une couverture sociale en pointillé 

La gestion des saisonniers présente, en matière de protection sociale complémentaire, un vrai défi : beaucoup d’entrées et de sorties, des contrats courts, répartis sur de nombreuses sociétés d’exploitation… Un suivi lourd. D’autant plus que la portabilité impose, depuis plusieurs années, de prolonger dans certaines conditions les droits des salariés pour une durée équivalente à leur contrat dans la limite de douze mois. Cette complexité amenait certains employeurs à exclure purement et simplement la catégorie des saisonniers de leurs régimes.

La solution pour une couverture sociale pérenne

La Compagnie des Alpes a décidé de suivre une voie radicalement différente. Non seulement, elle a souhaité mettre en place ce régime pour ses saisonniers, mais surtout, elle a décidé de leur offrir la possibilité de conserver leur mutuelle au-delà de la période de portabilité, de façon à pérenniser leur couverture sociale. 

Ainsi, chaque travailleur saisonnier peut passer par trois statuts différents au cours d’une année. Pendant son contrat saisonnier qui dure, par exemple, trois mois, le salarié cotise partiellement, grâce à une prise en charge de son employeur. Pendant les trois mois qui suivent, il bénéficie gratuitement de la complémentaire santé, au titre de la portabilité. Enfin, les six mois restants, il prend en charge lui-même 100% de la cotisation, par un prélèvement sur son compte bancaire. Et ainsi de suite, sans qu’il soit nécessaire de remplir toutes les formalités en cas de retour du salarié l’année suivante.

La mise en œuvre : un système de transmission des données sur-mesure

Pour concrétiser un tel fonctionnement, Gerep s’est doté d’un outil informatique paramétrable particulièrement souple, permettant d’aboutir à un système sur-mesure. Les objectifs : alléger et simplifier au maximum le travail ressources humaines, fluidifier les transferts d’information au jour le jour, et limiter au maximum l’intervention humaine. Il en résulte un système évolutif qui s’adapte aux aléas réglementaires comme aux nouveaux besoins des clients et offre une visibilité optimale sur les comptes de résultats du régime, aussi spécifique soit-il. 

Même si l’ensemble des bénéficiaires suivis par Gerep ne présentent pas ce niveau de difficulté, c’est bien sûr la capacité d’adaptation face aux situations complexes et la réactivité dans le suivi quotidien des contrats qui distingue notre offre en matière de gestion des contrats d’assurance complémentaire santé.

Damien Vieillard-Baron