Les Ateliers de la Protection Sociale

e-Santé : les Français sont prêts !

Posté le 04 décembre 2018

Les Français seraient-ils subitement devenus confiants dans les nouvelles technologies et avides de changement ? En matière de santé, cela semble bien être le cas… Une étude réalisée en mars 2018 par Odoxa, le Baromètre Santé 360, révèle, en effet, que plus des deux tiers des Français considèrent le développement de la e-santé au travers des outils numériques comme une source d’espoir plutôt qu’une source de crainte. À l’heure où les pouvoirs publics cherchent inlassablement des solutions pour rendre le système de santé plus efficace, un tel engouement pourrait les inciter à avancer à grands pas vers la médecine 2.0.

e-Santé : les Français sont prêts !

Pour les Français, qualité des soins rime avec nouvelles technologies

Pour une large majorité des Français, l’usage du numérique et des services liés aux nouvelles technologies sont des leviers puissants de satisfaction à l’égard de l’hôpital. Ceux qui considèrent que leur établissement de santé est « en avance » sur la question des nouvelles technologies sont également ceux qui ont la meilleure appréciation de leur passage à l’hôpital.
De toute évidence, la technologie inspire désormais confiance. 81 % des personnes interrogées pensent, en effet, que le développement des outils numériques permettra d’améliorer la qualité des soins dans le pays. En toute logique les outils qui permettront une amélioration de la gestion et de l’organisation des soins sont plébiscités : prises de rendez-vous en ligne, démarches de pré-admission, accompagnement des patients dans le suivi de leur traitement, échanges par SMS, etc.

Le changement des pratiques en question

Les Français se montrent presque aussi enthousiastes sur les utilisations potentielles de leurs données de santé individuelles. Ils sont 77 % à juger positivement le fait que le soignant (c’est-à-dire toutes les soignants) puisse avoir accès en un clic à toutes leurs données de santé, et tout aussi nombreux à souhaiter que le suivi post-hospitalisation puisse se faire via des objets connectés.
Sur la question précise du suivi des maladies chroniques ou des affections de longue durée, 80 % des Français se disent prêts à recourir aux objets connectés ou aux services numériques pour échanger des données médicales. Un chiffre bien supérieur à l’estimation faite par les médecins vis à vis de leurs patients. Dans l’étude, ceux-ci estiment à 38 % la proportion des Français qui seraient prêts à de tels changements. Les craintes et réticences des patients sont donc largement surestimées par les médecins.
Avec le déploiement la télémédecine, effectif depuis le 15 septembre, l’avenir nous dira si la bienveillance des Français à l’égard des nouvelles technologies, pour l’instant virtuelle, résiste à la mise en œuvre concrète de changements dans leurs relations avec le monde médical.

 

Damien Vieillard-Baron

Point sur les dernières actualités de gestion financière.

Posté le 20 novembre 2018

Dans le cadre de notre partenariat avec Savinianne, conseil en gestion de Patrimoine, nous avons le plaisir de vous transmettre les dernières actualités financières.

Point sur les dernières actualités de gestion financière.

2018 pourrait être une année blanche mais plus du côté des marchés financiers européens que de la fiscalité française.

Dans les faits, les paris gagnants consistaient à être positionnés sur les actions de la technologie américaine et sur les valeurs de luxe européennes. Bref, sur des titres déjà bien valorisés en début d’année, devenus encore plus chers au fil des mois.
Les perturbations d’octobre alimentées par les déclarations liées aux échéances électorales des USA devraient un peu se dissiper avec la fin de cette partie de campagne.
Les actions européennes déjà bien moins valorisées que leurs homologues américaines vont le rester tant que le sort du Brexit restera indécis. Les tensions géopolitiques sur l’Italie et la Turquie représentent des menaces dans un contexte de guerre commerciale ayant dépassé le stade des mots.
La conclusion pratique est une allocation ponctuellement plus prudente que celle autorisée par le profil de risque des épargnants avec des thèmes d’investissement sélectionnés.
Cap vers l’Europe du Nord pour profiter de la situation financière saine de la Scandinavie, facilitée par le prix de l’énergie pour la Norvège, avec un retard de valorisation des devises scandinaves appelé à se résorber, d’autant plus rapidement que la situation de l’Europe du Sud viendrait à se compliquer.
Réintroduction de 5 % à 10 % Or dans les allocations en couverture géopolitique et du fait d’une sous valorisation venue du désengagement des hedge funds depuis deux ans,
Et toujours une part importante accordée à l’immobilier de rendement en support d’assurance vie : tant que les taux d’intérêt long terme resteront bas, la performance locative élevée sera complétée par une revalorisation annuelle des patrimoines déjà constitués.

Point de vue fiscalité, zoom sur l’impact des versements épargne retraite Madelin en 2018.

•    1er cas : l’entreprise verse directement la cotisation Madelin, rien ne change par rapport aux années précédentes.
•    2ème cas : le contribuable verse et déduit habituellement ce montant de ses revenus imposables, il doit alors limiter ses versements en fonction des revenus dits “exceptionnels” qu’il percevra en 2018. S’il n’a que des revenus “ordinaires”, il devra réduire ses versements au minimum contractuel, lui permettant de conserver le contrat actif ; cela pour le réalimenter quand l’impact fiscal sera pleinement retrouvé.

Vincent Danis
Président de Savinianne